Le phénomène tatouage à Kinshasa prend de l’ampleur à une vitesse vertigineuse. Le plus souvent, ce sont les jeunes qui se tatouent en pensant que ce sont des fantaisies ou pour faire plaisir à leur corps.
Et pourtant, cette pratique ne reflète pas la bonne image d’une personne. Pire, même les enfants mineurs s’adonnent à cette pratique tant décriée. Au départ, le tatouage était exclusivement réservé aux artistes. Mais hélas, aujourd’hui c’est tout le monde qui est artiste parce que c’est tout le monde qui se fait tatouer. Le phénomène tatouage et kuluna sont bonnet blanc, blanc bonnet. Regardez minutieusement les kulunas qu’on arrêté, 95% environ ont des tatouages sur leurs corps. C’est ici l’occasion d’interpeller aussi bien les parents que le pouvoir public en vue de conscientiser et sensibiliser spécialement les enfants mineurs face à ce phénomène qui va crescendo. Un appel pathétique lancé spécialement au ministre de la Jeunesse et Initiation à la nouvelle citoyenneté le docteur Yves Bunkulu, jeune de surcroît. En sa qualité de toubib, le ministre connaît assurément les méfaits du tatouage sur la peau. Les textes bibliques ne nous permettent pas d’opposer une interdiction formelle à la pratique du tatouage corporel. C’est donc à chaque chrétien de développer sa conviction dans la prière, d’agir avec sagesse et surtout de ne pas juger les personnes tatouées, puisque Dieu lui-même ne le fait pas. Selon l’anthropologue Lars Krutak, chercheur associé à la Smithsonian Institution qui a passé plus de deux décennies à étudierles tatouages et les pratiques de tatouages autochtones,contrairement à l’instabilité de la turbulente République démocratique du Congo (RDC) avec son déplacement en permanence politique, économiques et sociales des climats – tatouages donnentune idée de permanence et de stabilité, jamais imprimée sur la peau.Malgré la connotation négative associée à art corporel, tatouagemoderne art en RDC découle d’une longue tradition de modificationcorporelle en Afrique. Les premiers exemples de la pratique est sortie de l’Egypte ancienne.Dans tout le bassin du Congo, les tatouages ont joué un rôleimportant dans la culture des groupes autochtones comme les Baka, qui ornent leurs visages avec des tatouages complexes. Pour eux, ces marques équilibrer leurs fonctionnalités et améliorent certains traits physiques.
Jemira Mutono













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