L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social. ’’
L’UDPS, créée en 1982 par les 13 parlementaires au sein même du MPR en toute clandestinité, avait fait rêver plusieurs générations de jeunes zaïrois aujourd’hui congolais surtout à la seule évocation de ses initiales. “L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social”. Un parti de l’espoir pour un peuple qui avait soif de la démocratie.
Démocratie qui voudrait dire : le pouvoir du peuple par le peuple ainsi que l’amélioration de son social. Et qui en avait vraiment besoin car fatigué de ployer sous le joug du parti-état, le MPR et de la dictature mobutienne. Le parti UDPS atteindra son apogée avec l’avènement de la démocratie et du multipartisme- pluraliste au Zaïre en avril 1990.
La conférence nationale souveraine de 1991 sera à mettre à l’actif de ce parti politique bruyant et de son leader Étienne Tshisekedi wa Mulumba surnommé le “Moïse” zaïrois à l’époque. L’UDPS fera de l’instauration d’un état de droit au Zaïre son cheval de bataille et credo; Et social des Congolais sa priorité. Comme projet de société “le retour aux acquis de la conférence nationale souveraine”.
Les zaïrois vont y croire et rêver. Tshisekedi sera nommé Premier-Ministre de la transition, une gouvernance très éphémère. Comme fait marquant : tous ceux qui détenaient les biens de l’état, véhicules de service, iront les remettre sans sommation dans le cadre de la fameuse “commission des biens mal acquis”. Présage d’un véritable état de droit à venir tant claironné par l’UDPS ?
On connaît la suite. La chute de Mobutu en mai 1997 fera perdre à Tshisekedi Étienne, un allié de poids voire un sparring-partner politique aussi, selon les circonstances. L’UDPS l’espoir d’hier va alors commencer à perdre petit à petit son leadership politique comme étant le premier parti de l’opposition au Zaïre devenu RDC.
De contradiction en contradiction, erreur en erreur, compromission en compromission selon l’humeur massacrante de son leader E.Tshisekedi. Le parti UDPS cessera d’être un parti national pour devenir un parti politique familial et tribal avant de basculer totalement dans la folie du pouvoir. Son fils Félix Tshilombo qui n’était même pas l’héritier politique de son père prendra la relève.
N’étant même pas son dauphin, il s’improvisera Président ayant sorti de nulle-part dans une nuit tropicale en vue de succéder à ce dernier après sa mort. Il sera établi à la tête du parti à l’issue d’un congrès nocturne du parti et à la va-vite. Le ver de la compromission entra donc dans le fruit. Il va accéder à la présidence de la République de façon rocambolesque.
Un pouvoir qui lui a été offert par Joseph Kabila par un deal comme une patate chaude à un moment crucial de l’existence de la RDC. Les conséquences sont encore là et visiblement palpables. Le pays risque de disparaître. Une gouvernance catastrophique. L’UDPS qui avait promis monts et merveilles aux congolais avec l’instauration d’un État de droit, l’amélioration de social du peuple “peuple d’abord”, la lutte contre les anti-valeurs, a déçu le dernier espoir des Congolais.
Un parti politique non démocratique, détourneur des deniers publics, destructeur du tissu social ,économique et un parti tribal battant le record de la mauvaise gouvernance jamais enregistré depuis l’indépendance. Bref, un parti politique aux antipodes de bonne gouvernance, un parti dictatorial. Un parti politique qui hait son propre peuple.
Le plus grand regret est que, ce parti a escroqué moralement les congolais pendant 37 ans. Un parti politique traitre à la nation, sorti de la parcelle familiale d’Étienne Tshisekedi à Limete qu’on nous faisait consommer comme étant le “premier docteur” en droit congolais et le père de la démocratie en RDC. Son fils Félix Tshilombo incarne aujourd’hui la faiblesse du leadership congolais dans le monde.
Un président de la République manipulateur qui osa remettre le reliquat de son premier voyage officiel dans la caisse de l’État pour mieux préparer le cycle infernal des détournements. Un menteur, incompétent et populiste. UDPS un parti politique sans commune mesure. Qui l’aurait crû ?
Dary Abega













