Dans sa livraison du 09 janvier dernier, Jeune Afrique avait révélé l’intention de l’ancien président de la CENI Corneille Nangaa Yobeluo de se présenter à l’élection présidentielle prévue le 20 décembre 2023.
Eh bien, même si celui-ci ne l’a pas encore confirmé ouvertement mais cette volonté commence à se dessiner. Pour preuve, Corneille Nangaa a décidé de se lancer dans le combat politique. Tenez, ce samedi 25 février dans la salle des spectacles du Show Buzz dans la commune de la Gombe, Corneille Nangaa va lancer officiellement son propre parti politique, l’Action pour la Dignité du Congo et de son Peuple (ADCP). Corneille Nangaa Yobeluo est né le 09 juillet 1970 dans la province Orientale en République démocratique du Congo.
C’est un expert en démocratie et élections aussi bien au niveau national qu’international. Il a été président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de 2015 à 2021 succédant ainsi au défunt Abbé Apollinaire Malu Malu. À ce titre, il a eu à organiser les dernières élections controversées de décembre 2018 ayant conduit à la première alternance démocratique en RDC. Joseph Kabila a passé le flambeau à son successeur Félix Tshisekedi. Élections controversées dans la mesure où l’opposant Martin Fayulu a toujours clamé sa victoire à la présidentielle.
Élections de 2023 L’ancien numéro un de la centrale électorale, a tenu, lundi 20 février 2023, une conférence-débat avec la jeunesse de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, sous le thème : « Du processus électoral dans un contexte sécuritaire incertain ». Pour lui, il est impératif que les élections soient tenues dans le délai constitutionnel. Mais faudra-t-il, a-t-il précisé, aussi que celles-ci se passent dans une situation sécuritaire apaisée afin de n’exclure aucune zone comme c’était le cas de Beni et Butembo lors des élections précédentes.
Corneille Nanga a ainsi proposé la refondation des institutions, piliers de l’État dont l’Armée, la Police, l’Administration et la Justice pour sortir de cette crise et passer les élections apaisées. « Aller aux élections dans le contexte actuel risque de poser plusieurs problèmes », a-t-il indiqué. À lui d’avouer tout de même que les différents processus électoraux en RDC ont toujours été dans un contexte sécuritaire non stable. D’où, a-t-il dit, il faut penser aux stratégies efficaces.
Theresia Longa Longa













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