À cœur ouvert, les étudiants de l’UPN parlent du système LMD

C’est depuis presque 9 mois que le système éducatif Licence-Master-Doctorat (LMD)a été instauré en RDC. D’ailleurs le ministre de l’ESU Muhindo a entrepris une campagne de sensibilisation et de vulgarisation du LMD à travers le pays. À l’UPN, toutes les facultés ont été également adoptées le système LMD. À ce sujet, les étudiants de cet alma mater ont délié leurs langues.

Sarah Kasongo L1 Droit : tout est donné à la fois: stage, cours, examen, tour unique dans ce système LMD et on passe de promotion avec des échecs, étonnant! il n’y a pas de mi- session, pas de recours, que tu réussisses ou pas, il faut attendre à la fin du cycle pour qu’on vous évalue. C’est comparable à un jugement dernier comme disent les chrétiens, la destruction de cette génération se ressentira dans les jours à venir.

Etienne Kabongo : l’idée d’instaurer ce système n’a pas été mauvaise mais est ce que le ministre de l’ESU a tenu compte des conséquences qui peuvent être ressenties dans 3 ans à cause du manque des professeurs, de la qualité de l’enseignement. Ici, nous ne voyons que la quantité des cours. Déjà ici à l’UPN, nous avons un problème des auditoires, nous sommes obligés de quitter la maison tôt pour arriver à temps afin d’avoir une place. Quel est le sort des étudiants venant en retard avec des cours dispensés qu’en une semaine? comment l’étudiant sera en mesure de comprendre et maîtriser ce cours? Imaginez une faculté qui a 30 cours pour moi, je préfère le système GLMD là, les professeurs avaient tout le temps pour expliquer et mettaient des syllabus à notre disposition mais maintenant, il s’agit de faire des recherches seules si tu ne te ressources pas tu es égaré et perdu.

Héritier Katalay étudiant L1 Gestion informatique: est-ce d’abord normal de passer de classe avec des échecs? Ce sont elles-mêmes les autorités qui nous compliquent la vie. Elles diminuent le nombre d’années de cycle mais pas le nombre des étudiants. Pour moi, je ne suis pas d’accord avec ce système, il y a trop du désordre sur le plan de l’enseignement. Elles sacrifient l’avenir des jeunes sans se rendre compte. Sans mentir, les aînés scientifiques ont de l’expérience et la connaissance dans certaines choses souvent, nous recourons à eux pour des éclaircissements parce qu’avec ce système, nous survolons les cours, nous n’entrons pas en profondeur avec les cours. Il faut toujours penser à l’avenir des jeunes car l’enseignement des compétences déterminera la trajectoire du développement de ce pays.

Banza Bora Déborah, Stagiaire IFASIC

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