La ville-province de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, est confrontée à une prolifération croissante d’églises dites de réveil et de maquis (bistrots), qui contribuent à une atmosphère bruyante et distrayante.
Cette situation semble affecter la capacité des Kinois à réfléchir sur les enjeux cruciaux de développement, tandis que la perversion et la débauche parmi les jeunes atteignent des proportions inquiétantes. En outre, l’urbanisme et l’autorité du secteur semblent défaillants, favorisant des constructions sauvages et négligeant l’esthétique. Il est donc temps que les personnes de bon sens redonnent à la capitale sa vocation de locomotive pour enrayer cette descente aux enfers.
- Une distraction omniprésente
La prolifération des églises de réveil et des maquis à Kinshasa crée un environnement bruyant et distrayant. Les kinois, submergés par ces influences, semblent avoir de moins en moins de temps pour réfléchir aux enjeux cruciaux de développement qui affectent leur ville. La quête spirituelle et les distractions sociales prennent le dessus, reléguant au second plan les préoccupations liées à l’éducation, à l’emploi et à l’amélioration des conditions de vie.

- La crise de la jeunesse
La perversion et la débauche parmi les jeunes de Kinshasa ont atteint un niveau alarmant. Les parents, souvent au chômage et impuissants face à la situation, ne parviennent pas à protéger leurs enfants de ces influences néfastes. La dégradation des valeurs morales et l’absence de perspectives d’avenir conduisent à une détérioration de la situation sociale et économique de la jeunesse, menaçant ainsi le développement de la ville.
- Défaillances de l’urbanisme et de l’autorité
L’urbanisme à Kinshasa semble inefficace, avec des constructions sauvages qui se multiplient sans considération pour l’esthétique ou la planification à long terme. Cette absence de réglementation et de contrôle contribue à l’anarchie urbaine et nuit à l’image de la ville. De plus, certains secteurs économiques sont livrés aux intérêts étrangers par des pratiques de retrocommission, ce qui compromet l’autonomie et la prospérité économique de la capitale.
Il est impératif que les personnes de bon sens prennent des mesures pour redonner à Kinshasa sa vocation de locomotive du développement. Il est nécessaire de promouvoir une réflexion plus profonde sur les enjeux cruciaux, de mettre en place des politiques éducatives et économiques solides pour la jeunesse, et de rétablir l’ordre dans l’urbanisme et l’autorité du secteur. En agissant ainsi, Kinshasa pourra inverser sa descente aux enfers et retrouver le chemin de la prospérité et du développement durable.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain













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