Honorable Président de l’Assemblée Nationale, Honorable Président du Sénat, Honorables Députés et Sénateurs, Distingués invités, Mes chers Compatriotes, Pour la 11ème fois, depuis l’entrée en vigueur de notre Loi fondamentale, Je me fais le devoir de rendre compte à notre peuple sur l’état de la Nation devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès.
Je suis particulièrement heureux que cette tradition induise en elle-même, aujourd’hui, la paix, la stabilité politique et économique qui règnent sur le territoire national, fruit du dur labeur et des énormes sacrifices consentis, nuit et jour, avec le soutien de toutes les Institutions de la République, afin que l’héritage nous légué par nos aïeux se consolide et vive à jamais. Sur les ruines héritées de la deuxième République, des agressions et des rebellions successives qui, depuis 1998, avaient dangereusement menacé l’intégrité territoriale de notre grand et beau pays, désarticulé ses structures politiques et socio-économiques et plongé notre peuple dans une misère indescriptible, nous avons réussi, par la conjugaison des efforts de tous, à faire émerger un Etat moderne, uni, démocratique et en pleine croissance économique. Qui aurait cru que la République Démocratique du Congo, qui était devenue la risée du monde, dont on ne parlait plus qu’au passé, parce que quasi-inexistante dans le concert des Nations, et qui était vouée, en tant qu’Etat, à une disparition programmée et certaine, pouvait, grâce aux efforts conjugués ensemble, rebondir sur la scène internationale au point d’être aujourd’hui, au plan géostratégique et économique, le centre de toutes les convoitises, des intrigues diplomatiques, voire même, des complots sordides ? Mes chers Compatriotes, Je voudrais saluer ici, la ténacité et la détermination avec lesquelles vous avez choisi de M’accompagner pendant toute cette période particulière de l’histoire de notre pays où, en dépit d’une adversité tout aussi soutenue, nous avons œuvré et continuons à œuvrer ensemble, pour réaffirmer haut et fort notre indépendance, notre souveraineté et notre vouloir vivre collectif ; dire non à la balkanisation de notre pays et à l’ingérence sous toutes ses formes, en dépit de nos différences d’opinions politiques et de notre diversité ethnique dont, déjouant le calcul de nos adversaires, nous avons plutôt fait un ferment sans pareil de l’unité nationale. Ensemble, nous avons réunifié notre pays hier divisé, mis en place des Institutions transitoires inclusives, permis à doter notre pays par référendum d’une Constitution et instaurer la démocratie en organisant en 2006, les premières élections pluralistes, véritablement libres, démocratiques et transparentes de notre histoire. Avec le même élan et la même détermination, J’ai également consacré, avec votre concours actif, l’essentiel de Mon énergie, 12 ans durant, à installer tout le dispositif institutionnel posé par notre Constitution et à en assurer le fonctionnement régulier et harmonieux, au niveau tant national, provincial que local, sans omettre les Institutions d’appui à la démocratie. Dans cette perspective, la réforme de l’Etat engagée depuis 2015, nous a permis de donner une âme à la décentralisation territoriale, à travers l’installation de 15 nouvelles provinces qui sera très bientôt complétée par la mise en place de la Caisse Nationale de Péréquation. Parallèlement, la Justice de notre pays a connu quant à elle, un coup de fouet à travers l’éclatement de l’ordre juridictionnel existant en deux ordres de juridiction : judiciaire et administratif, coiffés respectivement par la Cour de Cassation et le Conseil d’Etat, en plus de la Cour Constitutionnelle. Quant à notre Administration publique, elle est soumise à une cure d’amaigrissement, de rajeunissement et de modernisation à travers le contrôle des effectifs et de la masse salariale, ainsi que la mise à la retraite honorable de ceux ayant rendu des loyaux services à la Nation. Il en est de même de l’organisation des concours d’admission sous statut et de la formation des jeunes recrues par notre Ecole Nationale d’Administration, fruit de la réforme engagée depuis une dizaine d’années, qui doit conduire notre appareil administratif à l’éclatement entre la fonction publique nationale et provinciale. D’autres réformes institutionnelles importantes doivent encore être engagées dans tous les secteurs de la vie nationale, afin d’assurer et d’améliorer d’avantage la gouvernance politique et administrative du pays.













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