Les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat ne se contentent pas d’administrer : ils impulsent. À quelques heures de la session de mars 2026, questeurs et rapporteurs ont transformé le Palais du Peuple en véritable ruche. Leur mission ? Bâtir un agenda législatif à la hauteur des urgences nationales : rationalisation des travaux législatifs, suivi des finances publiques et contrôle de l’action gouvernementale.
Ces femmes et ces hommes tracent le sillon dans lequel s’engouffrera le débat démocratique, loin des improvisations, avec la rigueur qu’exige la confiance du peuple congolais. Au centre du dispositif, le Ministère des Relations avec le Parlement, avec à sa tête Guy Loando Mboyo, joue sa partition avec une maîtrise remarquable. Interface stratégique entre le Gouvernement et la représentation nationale, il anticipe, coordonne, sécurise.
Ses équipes techniques ont multiplié les consultations pour garantir une circulation fluide des projets de loi et éviter les blocages stériles qui ont trop souvent paralysé l’action publique. Ce travail d’orfèvre institutionnel transforme la cohabitation des pouvoirs en véritable collaboration, au service exclusif de l’intérêt général. Le résultat de cette synergie est déjà palpable. Les dossiers arrivent mieux ficelés, les études d’impact gagnent en pertinence, les calendriers s’harmonisent.
Dans un environnement régional instable, cette mécanique bien huilée envoie un signal puissant : la RDC dispose d’institutions matures, capables de préparer sereinement l’avenir. Quand les travées s’animeront ce lundi 16 mars 2026, ce travail de l’ombre éclatera au grand jour, porté par des élus enfin outillés pour débattre et décider. Aux lois bien faites, point besoin de chaînes : le juste y trouve sa route et l’injuste, ses limites.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













