L’horreur émerge des décombres du conflit. Alors que la ville d’Uvira panse ses plaies après le retrait forcé des terroristes du RDF/M23, le Gouvernement Provincial du Sud-Kivu a révélé ce vendredi 27 février 2026 une découverte macabre : deux fosses communes ont été mises au jour dans les quartiers Kavimvira et Kilomoni, sur d’anciennes positions tenues par les occupants.
Alertées par les autorités locales dès la libération de la cité, les autorités provinciales ont immédiatement pris la mesure de la tragédie qui frappe la plaine de la Ruzizi. Réagissant avec la plus grande diligence, le Gouverneur de Province, Son Excellence Jean-Jacques PURUSI, a instruit les services compétents – forces de l’ordre, experts scientifiques et enquêteurs – afin de sécuriser les sites et d’ouvrir des investigations approfondies.
L’objectif est clair : identifier les victimes, déterminer les circonstances exactes de leur mort et établir les responsabilités dans ce qui s’apparente déjà à des crimes graves. L’émotion est vive dans ces quartiers populaires où les familles, nombreuses à rechercher des disparus depuis l’occupation, redoutent désormais le pire. Cette découverte intervient dans un contexte particulièrement sensible, celui du retrait forcé des rebelles après des mois d’occupation de cette ville stratégique.
Le Gouverneur PURUSI a lancé un appel solennel à la communauté internationale et aux organisations de défense des droits humains pour qu’elles apportent leur soutien à l’enquête en cours. Alors que les experts s’affairent sur les sites désormais sous haute protection, c’est toute une province qui retient son souffle, confrontée à l’indicible et en quête de vérité pour les victimes de ces fosses communes de l’ombre.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













