Le silence tue. Mais face à l’indifférence calculée de la communauté internationale, une voix s’élève, portée par une stratégie claire et une feuille de route implacable. Alors que l’Est de la RD Congo saigne depuis trop longtemps, le combat pour la justice transitionnelle franchit une étape décisive sous l’impulsion du Ministre Samuel Mbemba Kabuya.
La diaspora est officiellement conviée à un rendez-vous avec l’Histoire : Samuel Mbemba fait du Canada le pivot de la reconnaissance du génocide congolais d’ici 2028. Pendant des décennies, la communauté internationale a regardé ailleurs, utilisant des euphémismes pour décrire l’indicible. Pourtant, le droit international est clair : il existe trois crimes fondamentaux qui engagent la responsabilité de l’humanité toute entière—les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, et le génocide.
Ce dernier vise un objectif spécifique : exterminer, en tout ou en partie, un groupe, un peuple, une localité. À l’Est de la RDC, plus de sept cas de massacres ont été inventoriés par des experts indépendants et des rapports onusiens, correspondant à cette définition criminelle. La société civile africaine l’a déjà reconnu. Deux résolutions internationales ont déjà posé des jalons. Pourtant, le mot “génocide” reste tabou, de peur des répercussions juridiques et politiques qui pourraient enfin protéger notre peuple.
La feuille de route portée par le Ministre Samuel Mbemba ne se contente pas de pleurer les victimes ; elle agit pour elles. Sa mission dépasse la simple compassion : elle incarne le quatrième pilier de la justice transitionnelle—la réparation via le FONAREV. Pourquoi le Canada ? Parce que ce pays ne se contente pas d’observer ; il est vocal. Sa tradition de défense des droits humains et sa vigilance morale en font la tribune idéale pour porter ce combat.
Le Ministre Samuel Mbemba Kabuya, artisan de cette politique quinquennale, l’a compris : la meilleure force d’un État, c’est son peuple ; la meilleure intelligence d’un peuple, c’est sa diaspora. L’objectif est clair : utiliser le poids diplomatique et moral du Canada pour transformer l’hésitation internationale en action. Des rapports des ONG aux conclusions des experts des Nations-Unies, en passant par les travaux de plusieurs ministères canadiens, la matière factuelle est accablante.
Le bilan est sanglant. Les 12 derniers mois d’occupation dans des zones comme Rubaya (où le Rwanda puise illégalement pour plus de 2 milliards de dollars de minerais volés à SAKIMA) ne sont pas qu’un pillage économique. C’est l’oxygène d’une machine à tuer. La reconnaissance du génocide congolais ne sera pas un cadeau offert par les chancelleries. Ce sera une conquête arrachée par la pression populaire et l’intelligence stratégique de la diaspora.
Le Ministre Samuel Mbemba Kabuya lance donc un appel solennel à la diaspora congolaise du Canada et d’ailleurs : rejoignez ce rang. Asseyez-vous à la table des négociations. Il ne s’agit pas seulement de condamner. Il s’agit d’exiger les quatre piliers de la justice :
- La vérité pour que l’Histoire ne puisse plus être falsifiée.
- La poursuite judiciaire pour que les auteurs de ces atrocités répondent de leurs actes.
- La garantie de non-répétition pour que nos enfants vivent en paix.
- La réparation, pierre angulaire du FONAREV, pour restaurer la dignité des survivants.
L’hésitation de la communauté internationale a assez duré. Le Canada peut et doit être le porte-voix qui brisera le silence. La feuille de route 2028 est notre marche vers la justice. Le monde doit regarder, et le monde doit reconnaître : ce qui arrive au Congo est un génocide. Il est temps d’agir. Il est temps de réparer.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












