Une mise au point s’impose : qualifier le dénommé Bahati Musanga Erasto de “gouverneur du Nord-Kivu”, c’est insulter la mémoire des Congolais tombés sous les balles du RDF/M23. Cet individu n’est pas un élu du peuple — c’est un terroriste, chef des finances d’un groupe criminel, nommé illégalement par une coalition armée pour maquiller l’occupation en administration.
La seule autorité légitime, celle nommée par le Chef de l’État Félix Tshisekedi, ne siège pas pour le moment à Goma à cause de la mitraille des RDF rwandais. Alors quand cet imposteur promet d’installer un “nouveau réseau mobile” échappant au contrôle de Kinshasa, ne cherchez pas une once de logique républicaine : c’est la stratégie de balkanisation de l’occupant qui se poursuit, par d’autres moyens.
Couper l’ennemi de nos infrastructures nationales n’est pas un acte de répression, c’est un réflexe de survie patriotique. Laisser le RDF/M23 utiliser nos réseaux pour coordonner ses exactions, ce serait trahir. L’Union européenne et l’ONU ont sanctionné Bahati Musanga et ses complices. La position de Kinshasa est donc validée par la communauté internationale.
Il n’y a pas deux gouvernements, pas deux légitimités. Il y a un État agressé qui se défend, et des terroristes aux ordres de Kigali qui devront répondre de leurs crimes. Le peuple du Nord-Kivu n’attend rien des décisions iniques d’un imposteur. Il attend la victoire des FARDC. Et elle viendra.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













