C’est un moment historique qui s’est joué ce week-end à Kolwezi. La cité minière, cœur économique du Lualaba, a abrité une cérémonie d’une portée symbolique et politique considérable avec l’inauguration de la cathédrale Notre-Dame de la Paix Mariapolis. Loin d’être un simple événement religieux, cette bénédiction officielle a vu la convergence des plus hautes autorités nationales et provinciales.
La présence du Ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, du Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, et de la Gouverneure de province, Fifi Masuka, a élevé cette consécration au rang de véritable fait sociétal, illustrant la volonté de l’exécutif de sceller sous le sceau de la spiritualité son ancrage territorial. Pour le gouvernement central, représenté par ses poids lourds, ce déplacement à Kolwezi dépasse le cadre protocolaire.
En se tenant aux côtés de l’évêque et des fidèles, le Ministre d’État Guillaume Ngefa a réaffirmé le principe fondamental d’un État qui, bien que laïc, reconnaît et soutient le rôle crucial de l’Église dans la consolidation de la paix. Dans une région souvent perçue à travers le prisme unique de ses ressources minières, cette cathédrale se dresse désormais comme un rappel que le développement ne peut être complet sans l’édification morale et spirituelle des communautés.
Le Garde des Sceaux a vu dans cet édifice une manifestation concrète de l’État de droit, où la liberté de culte et le vivre-ensemble sont élevés au rang de piliers constitutionnels. Le Ministre Patrick Muyaya, voix et stratège de la communication gouvernementale, a lui aussi saisi la portée de ce moment pour rappeler le récit national que la RDC souhaite projeter. Dans une ère où l’information est reine, l’inauguration de Notre-Dame de la Paix Mariapolis envoie un signal fort.
Celui d’une nation unie, où les divergences politiques s’effacent devant les valeurs universelles de paix et de réconciliation. En mettant en lumière cet événement, le gouvernement souligne que la “paix” n’est pas un vain mot, mais un chantier permanent qui nécessite l’union sacrée de toutes les forces vives, qu’elles soient civiles, politiques ou religieuses. Enfin, cette inauguration est un triomphe personnel et collectif pour la Gouverneure Fifi Masuka, qui voit dans ce joyau architectural un legs pour sa province.
À ses côtés, les ministres nationaux ont validé une dynamique locale de partenariat gagnant-gagnant entre l’État et l’Église. Ce sanctuaire n’est pas qu’un lieu de recueillement ; il est le fruit d’une synergie où la puissance publique et la foi privée se rencontrent pour offrir au peuple congolais un espace de sérénité. À Kolwezi, la croix et le drapeau national se sont élevés ensemble, consacrant une alliance qui, au-delà du symbole, doit continuer à irriguer le quotidien des habitants par des actes de paix et de justice sociale.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













