Ce mardi 03 mars 2026, Patrick Muyaya pose ses mots sur la table diplomatique française. De 16h00 à 17h30, au 31, Cours Albert 1er, ce n’est pas un simple ministre qui prend la parole, c’est le Porte-Parole d’un géant qui se réveille. Lui qui incarne la nouvelle génération politique congolaise sait que la guerre ne se gagne pas seulement sur le terrain, mais aussi dans les esprits.
Alors que Paris s’apprête à l’écouter, Kinshasa retient son souffle. Car quand Patrick Muyaya Katembwe parle, ce n’est jamais pour ne rien dire. C’est pour poser des actes, verbaliser des victoires et désamorcer des bombes médiatiques. Dans un monde où le silence tue, lui a choisi de faire du verbe une arme de destruction massive contre les narratifs imposés. Ce rendez-vous parisien n’est pas une simple conférence. C’est un récital politique.
À 17h00 précises (heure de Kinshasa), le ministre de la Communication ne viendra pas lire un discours formaté, mais livrer une vision. La sienne. Celle d’une RDC qui en a assez de supplier qu’on raconte son histoire à sa place. Patrick Muyaya, c’est l’antidote aux fake news, le rempart contre la désinformation qui gangrène l’image du pays. Il porte sur ses épaules le poids d’une nation qui exige que l’on cesse de la réduire à ses clichés.
Devant lui, des regards sceptiques ? Peut-être. Derrière lui, tout un peuple qui sait que sa communication est devenue un front aussi stratégique que les lignes dans l’Est de la RDC. Il ne plaide pas, il impose. Il ne justifie pas, il démontre. Mais au-delà des murs de l’ambassade, c’est à la diaspora que Patrick Muyaya adresse son message le plus puissant. À ces centaines de milliers de Congolais de France et d’Europe, il vient dire : “Vous n’êtes pas des spectateurs, vous êtes des acteurs.”
Car ce mardi soir, le ministre ne parle pas seulement pour informer, il parle pour fédérer. Il tend la main à ceux qui, parfois, doutent, pour leur prouver que la maison tient debout. Et quand il reprendra l’avion pour Kinshasa, il emportera avec lui quelque chose de plus précieux que des comptes-rendus : l’étincelle d’une fierté retrouvée. Patrick Muyaya ne fait pas de la communication. Il écrit, phrase après phrase, la nouvelle grammaire d’une RDC qui, enfin, ose parler fort et juste.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













