Ce qui devait être une simple discussion entre parents pour résoudre un conflit de garde s’est achevé par un triple meurtre-suicide, vendredi 27 mars 2026 après-midi devant une école d’Haltom City, dans la banlieue de Dallas-Fort Worth. Il était environ 16h00 lorsque John Mbuyi s’est présenté sur les lieux pour rencontrer Raissa, la mère de sa fille Nathy.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’échange a rapidement dégénéré. Après une incompréhension, l’homme a sorti une arme à feu, tuant Raissa et leur petite fille, avant de retourner l’arme contre lui. Les trois sont décédés sur place, plongeant la communauté congolaise de la région dans une onde de choc. Sur les réseaux sociaux, l’émotion est vive. Les proches partagent des photographies des trois défunts.
Raissa, souriante ; John Mbuyi, immortalisé avec sa fille dans les bras ; et Nathy, cette enfant au visage angélique dont la vie a été brutalement fauchée. “Il avait dit qu’il voulait discuter. On pensait qu’il allait enfin y avoir une solution pour l’intérêt de Nathy. Personne n’aurait imaginé une telle issue,” confie un ami de la famille, encore sous le choc. Ce drame soulève une fois de plus la question cruciale de la sécurité lors des échanges parentaux en cas de séparation conflictuelle.
Un contexte où les risques de féminicides restent particulièrement élevés aux États-Unis. Des veillées devraient être organisées dans les prochains jours à Dallas et à Haltom City pour rendre hommage aux victimes. Pour les associations de soutien aux victimes de violences familiales, ce drame est un électrochoc qui rappelle l’importance de ne pas rester seul face à la menace.
Si vous êtes victime ou témoin de violences conjugales, des ressources comme le National Domestic Violence Hotline (1-800-799-7233) sont disponibles 24h/24, 7j/7. N’attendez pas le drame.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













