Avec l’annonce fracassante faite ce mercredi 18 mars 2026 lors du Forum médias RDC-Chine, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, vient de poser un acte politique d’une rare audace. En promettant le dépôt imminent d’une loi anti-corruption durcie et d’un texte inédit sur les conflits d’intérêts, il ne se contente pas d’annoncer des réformes techniques.
Il brandit un couperet au-dessus de la tête des prédateurs économiques qui ont trop longtemps prospéré dans l’ombre. Ce n’est plus un simple ajustement juridique, c’est une déclaration de guerre à la prédation systémique. Là où ses prédécesseurs se sont souvent contentés de discours incantatoires, Guillaume Ngefa passe aux actes et prouve qu’il est l’homme de la situation, déterminé à nettoyer les écuries d’Augias d’un État trop longtemps malade de ses propres serviteurs.
Le génie de cette double initiative réside dans sa puissance symbolique et pratique. En annonçant une loi qui supprime les zones d’ombre, le Garde des sceaux s’attaque au cœur du problème : l’impunité structurée par des failles juridiques savamment exploitées. Mais c’est le projet de loi sur les conflits d’intérêts qui constitue la véritable révolution copernicienne. En traçant une ligne infranchissable entre le service public et les intérêts privés, Guillaume Ngefa érige un rempart éthique fondamental.
Il dit haut et fort ce que tout Congolais sait au fond de lui : on ne peut pas, en même temps, siéger au conseil d’administration d’une entreprise privée et signer un marché public, défendre l’intérêt général et remplir ses poches. Ce texte, s’il est adopté, ne sera pas qu’une loi : il sera le miroir déformant dans lequel les affairistes du régime ne pourront plus se regarder sans frémir. En cet instant, Guillaume Ngefa incarne l’espoir d’une République qui se relève.
Dans un pays où la corruption a trop souvent été érigée en mode de gouvernement, voir un ministre de la Justice s’attaquer aussi frontalement au mal qui ronge la société est un signal puissant envoyé aux citoyens et aux partenaires internationaux. Le chemin sera semé d’embûches, les lobbies tenteront de torpiller ces textes, et les prédateurs visés ne se laisseront pas déposséder sans combat.
Mais pour la première fois depuis longtemps, la justice congolaise a un visage et un nom qui ne font pas trembler les innocents, mais qui font pâlir les coupables. L’histoire retiendra que c’est Guillaume Ngefa Atondoko qui a eu le courage de mettre les mots justes sur les maux honteux, et d’oser proposer les remèdes qui sauveront l’âme de la Nation.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













