Alors que le mois de mars s’achève, trop souvent réduit à une simple séquence de déclarations rituelles, Guy Loando Mboyo, ministre d’État et figure centrale d’Agissons pour la République (AREP), a choisi d’en faire un véritable acte politique. Samedi 28 mars 2026, entouré des femmes de son parti réunies en ligue, il n’a pas prononcé de vœux pieux.
Il a réaffirmé une conviction forte, celle d’une société congolaise où le leadership féminin cesse d’être une aspiration pour devenir une réalité structurelle. En saluant la qualité et la profondeur des échanges, il a d’emblée placé cette rencontre sous le signe de la reconnaissance, loin de la simple formalité militante. Dans une intervention où la sobriété le disputait à la hauteur de vue, le ministre d’État a surtout refusé l’entre-soi du pouvoir.
En qualifiant cette activité de “véritable moment d’apprentissage”, Guy Loando Mboyo a inversé le regard habituel : ce ne sont pas les femmes qui seraient à instruire, mais bien la classe politique qui doit s’enrichir à leur contact. Une posture rare, qui transforme l’engagement pour la parité en exigence de lucidité. En soulignant l’importance de leur présence dans les instances décisionnelles, il a posé un marqueur clair.
Sans participation féminine effective, il n’est de gouvernance ni légitime ni pleinement efficace. Mais c’est en inscrivant son combat dans la continuité de la vision du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, qualifié de “Champion de la masculinité positive”, que Guy Loando a donné toute sa portée à son propos. Loin d’une simple déclaration d’intention, il a appelé à des actes concrets pour bâtir une société où les femmes occupent “leur place, avec dignité et responsabilité”.
En cette fin de mois de mars, l’AREP et son autorité de référence, le Ministre des Relations avec le Parlement Guy Loando Mboyo, rappellent ainsi que promouvoir le leadership féminin n’est ni une concession, ni un effet d’annonce : c’est une boussole pour l’avenir de la République démocratique du Congo. L’arbre qui porte haut la voix de la femme ne craint pas que ses racines s’affaiblissent ; il sait que la forêt tout entière grandit avec lui.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













