Longtemps freiné par des flottements dans la répartition des tâches, le projet stratégique du barrage de Kakobola entre enfin dans une phase de maturité opérationnelle. Lors d’un briefing tenu à Bandundu-Ville, le ministre Aimé Sakombi Molendo a mis fin aux spéculations en traçant un partage des rôles aussi clair qu’indiscutable.
Désormais, Hydro-Kwilu se voit confier la production et la distribution de l’électricité, tandis que la SNEL prendra en charge les lignes de transmission (transport), laissant à la société AIL la maintenance. Cette feuille de route, débarrassée des flous institutionnels, constitue un signal fort : au barrage de Kakobola, chaque acteur public et privé saura précisément ce qu’il doit à la population et à l’État.
Au-delà de l’architecture technique, le ministre Molendo Sakombi a tenu à rassurer sur la viabilité financière et la souveraineté du projet. Avec un investissement de 55 millions de dollars pour le barrage et 41 millions supplémentaires pour les lignes de transport, le barrage de Kakobola représente une pierre angulaire du développement économique pour la province du Kwilu. Il est la réponse aux problèmes insolubles.
Face aux inquiétudes récurrentes sur une éventuelle cession d’actifs stratégiques, Aimé Sakombi Molendo a été sans équivoque : il n’y aura pas de bradage. L’intégrité du patrimoine national est préservée, et la maîtrise publique reste la boussole de ce chantier d’envergure. L’aboutissement de ce processus se concrétisera prochainement avec la signature des contrats définitifs, scellant ainsi l’acheminement stable de l’électricité vers les populations et les zones économiques de la province.
En articulant rigoureusement production, transport et maintenance, l’exécutif pose les fondations d’un modèle énergétique durable, capable de sortir le Kwilu de son sous-équipement chronique. Pour les habitants et les opérateurs économiques locaux, ce n’est pas seulement une affaire de mégawatts : c’est la promesse d’un levier de transformation régionale, désormais débarrassé des atermoiements du passé.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













