Jeudi 2 avril, Louis Watum Kabamba, ministre des Mines, a quitté les dossiers et les discours de cabinet pour une offensive de terrain directe, percutante, et sans filtre. Direction la CTCPM et le CAMI, deux piliers stratégiques d’un secteur minier congolais qui ne peut plus se permettre l’approximation. En arpentant bureaux, couloirs et postes de travail, en écoutant agents et syndicats, le ministre a fait un choix clair.
Pour réarmer l’administration minière, il faut d’abord la comprendre de l’intérieur. Pas de protocole ni de langue de bois, mais une immersion chirurgicale pour poser un diagnostic vrai, là où se jouent chaque jour l’efficacité, la transparence et la souveraineté minière du pays. Cette visite, bien loin des annonces en trompe-l’œil, a valeur d’acte fondateur. À la CTCPM, cerveau stratégique du secteur, Louis Watum a ausculté sans complaisance les conditions de travail, les outils techniques et le moral des troupes.
Au CAMI, gardien de l’octroi des titres miniers, il a répondu avec fermeté aux représentants syndicaux : des solutions viendront, mais la responsabilité et la redevabilité deviennent non négociables. En signant le livre d’or de l’institution et en visitant ses nouvelles infrastructures modernes, le ministre a incarné une promesse double : celle d’exiger la rigueur, et celle de donner les moyens d’y parvenir.
Patriotisme, pragmatisme, intégrité, méritocratie : ses quatre piliers ne sont pas des incantations, mais un cadre opérationnel qu’il impose par sa présence. Au-delà du geste, c’est une méthode de gouvernance qui se dessine. Rapprocher la décision du terrain, briser les cloisonnements, insuffler une discipline exigeante sans perdre l’humain : Louis Watum aligne son action sur la vision du président Félix Tshisekedi et la coordination de la Première ministre Judith Suminwa.
Une seule phrase résume son état d’esprit, martelée d’une institution à l’autre : instaurer un climat de travail sain pour restaurer l’efficacité administrative. L’administration minière congolaise est prévenue – l’heure n’est plus aux routines, mais à la transformation par la rigueur. Et avec cette offensive de terrain, Louis Watum montre que le changement, cette fois, ne passera plus par les circulaires, mais par les bottes sur le terrain.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













