Convoquée du 16 au 18 mars 2026 à Washington pour une réunion de réévaluation du Comité mixte de surveillance (JOC), la RDC arrive la tête haute. Face à elle, un Rwanda pris la main dans le sac, qui a passé des mois à violer allègrement l’accord de paix signé le 07 novembre 2025 sous l’égide des États-Unis. L’heure de vérité a sonné pour Kigali.
Le Gouvernement congolais s’est rendu à Washington avec une position claire et inébranlable. Depuis des années, Kinshasa subit une agression rampante et brutale de son voisin rwandais, déguisée sous des prétextes sécuritaires fallacieux. Pendant que la RDC tendait la main à la paix en acceptant ce mécanisme du JOC, le régime tutsi de Paul Kagame continuait d’armer le RDF/M23, d’envahir des pans entiers du territoire national et de piller les ressources minières de l’Est.
Les preuves sont désormais irréfutables : les sanctions américaines du 2 mars 2026 contre l’armée rwandaise (RDF) et ses gradés le confirment. Face à un agresseur qui a fait de la duplicité une doctrine d’État, la RDC incarne la légitimité bafouée et la résistance d’une nation souveraine. L’accord du 7 novembre 2025 était pourtant clair : le Rwanda devait retirer ses troupes du sol congolais et cesser toute hostilité. La RDC s’engageait à traiter la problématique FDLR malgré une occupation qui paralyse son autorité.
Mais Kigali a choisi la voie du mépris. Non seulement les troupes rwandaises ne se sont pas retirées, mais elles ont intensifié leur présence, tandis que le RDF/M23 poursuivait son expansion. Pire : le régime de Kagame a osé tenir des discours hostiles et des attaques politiques contre Kinshasa dans les instances internationales, en violation flagrante de l’esprit de l’accord. Kinshasa peut légitimement dénoncer cette mauvaise foi chronique et exiger des comptes.
Cette convocation américaine est une victoire diplomatique pour la RDC. Après des années de cynisme occidental – où l’on fermait les yeux sur les exactions de Kigali en échange de la sécurité des investissements gaziers au Mozambique ou de l’approvisionnement en minerais stratégiques –, les masques tombent. L’administration Trump, remontée contre le non-respect des engagements par Kigali, a compris qui était le véritable fauteur de troubles.
La RDC ne va pas à Washington pour se justifier, mais pour exiger l’application des sanctions et la libération de son territoire. Soutenir la RDC, c’est soutenir le droit international, la souveraineté des États et la justice face à la prédation et au mensonge d’État.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












