La journée de réflexion sur les médias, organisée par l’exécutif, a tourné au procès à charge contre l’État. Les patrons de presse ont dressé un tableau sombre : équipements vétustes, non-paiement de la subvention publique, journalistes sous-payés et une insécurité juridique persistante. Le gouvernement a réaffirmé son engagement, mais les acteurs du secteur attendent des actes.
Parmi les promesses phares figurent la décriminalisation des délits de presse et la mise en place d’un fonds d’aide au journalisme viable. Les autorités ont également confirmé la digitalisation prochaine de la distribution des publicités légales, afin de couper l’herbe sous le pied des intermédiaires corrompus. Une réforme structurelle du secteur est clairement identifiée.
Reste que les journalistes en province, premières victimes des intimidations, doutent de la volonté réelle de tourner la page. Pour eux, au-delà du bilan symbolique des engagements, la seule preuve crédible sera la fin des arrestations arbitraires dès la prochaine rentrée politique. L’opinion attend de voir si cette ère nouvelle pour les médias restera une simple promesse d’un jour.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













