C’est un exercice de transparence à haut risque que s’apprête à accomplir le chef de l’État. Ce mercredi 6 mai 2026, Félix Tshisekedi se livre aux questions des journalistes dans un contexte national et régional explosif. Entre les massacres de l’Est, la cherté de la vie persistante et les manœuvres de révision constitutionnelle, la conférence de presse s’annonce comme le grand oral du quinquennat.
Sur le dossier sécuritaire, les Congolais attendent des annonces fortes, notamment sur la traque des groupes armés et l’état de siège qui patine au Nord-Kivu et en Ituri. Le président Tshisekedi devra aussi rassurer sur le récent déploiement de troupes étrangères, objet de toutes les rumeurs et de toutes les crispations nationalistes. Un mot de travers pourrait enflammer l’opinion déjà à vif.
La question constitutionnelle sera l’autre détonateur. L’opposition l’accuse de préparer un glissement vers un troisième mandat, ce à quoi le Chef de l’État Tshisekedi devrait répondre sans détour. Face aux soupçons de verrouillage politique, un engagement clair et daté sur la stabilité des institutions pourrait apaiser les tensions. L’heure de vérité a rarement été aussi proche.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













