Les chiffres publiés par le ministère des Finances affichent un taux d’exécution de 103 % des recettes pour le mois d’avril, une performance rarement observée sous les cieux congolais. Ce résultat tonitruant s’expliquerait par une meilleure captation de la TVA sur les importations et des dividendes inattendus versés par les entreprises du portefeuille de l’État.
Une bouffée d’oxygène pour la trésorerie publique. Toutefois, des experts mettent en garde contre un optimisme béat. Ce dépassement pourrait masquer un simple report de recettes de mars ou une collecte anticipée d’impôts qui fragiliserait les mois à venir. L’Inspection générale des finances devra confirmer si cette embellie traduit une dynamique structurelle ou un simple pic conjoncturel.
Reste que ce résultat conforte le gouvernement dans sa trajectoire de consolidation budgétaire et pourrait apaiser les tensions avec les créanciers. Pour les ministres dépensiers, c’est une fenêtre inespérée pour accélérer certains projets sociaux avant la fin de l’exercice. La rigueur devra néanmoins rester de mise.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













