Le projet de loi de motion déposé par une frange de l’opposition a été retoqué sans ménagement par le gouvernement. Au cœur du débat, un texte accusé de freiner la transition écologique et de faire peser des risques juridiques disproportionnés sur l’exécutif. Les défenseurs de la motion exigeaient que le gouvernement assume l’entière responsabilité des conséquences environnementales de ses mégaprojets.
Pour le camp présidentiel, cette motion n’était qu’une manœuvre dilatoire visant à paralyser les grands chantiers d’infrastructures. Ils ont souligné que le pays ne pouvait se payer le luxe d’une instabilité institutionnelle alors que les investisseurs étrangers observent. Le rejet sans débat approfondi a provoqué une levée de boucliers chez les écologistes et les députés réformateurs.
Après ce revers, l’opposition promet de saisir la Cour constitutionnelle et de mobiliser la rue. La question environnementale, longtemps marginale en RDC, s’impose désormais comme un front politique inédit. Le bras de fer risque de se déplacer du Parlement aux forêts menacées, avec en toile de fond la pression des bailleurs internationaux.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













