Il aura suffi de plusieurs témoignages pour fissurer le mur des préjugés. Des prisonniers, tout juste sortis de la prison centrale de Makala, ont raconté, sans fard ni colère, ce que beaucoup refusaient encore de croire : les repas arrivent désormais en quantité suffisante, la faim ne dicte plus sa loi entre les murs de la plus emblématique maison d’arrêt du pays.
Face aux journalistes, ces anciens détenus n’ont pas livré un plaidoyer politique, mais un constat clinique, presque banal, qui claque pourtant comme un camouflet infligé à des décennies d’indifférence. Là où le désespoir alimentaire broyait les corps et brisait les âmes, une rupture concrète s’est opérée, et ce sont des voix du dedans qui en attestent avec une autorité irrécusable. La même chose revient comme une évidence.
Derrière cette métamorphose silencieuse, un nom s’impose sans avoir besoin de se crier : Guillaume Ngefa Atondoko Andali. Le Ministre d’État en charge de la Justice n’a pas fait de l’humanisation carcérale un thème de conférence, il en a fait une feuille de route exécutée sans relâche, en parfaite osmose avec la vision présidentielle de Félix Tshisekedi et le cap gouvernemental fixé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka.
Pendant que d’autres se perdent en effets de manche, le Garde des Sceaux Guillaume Ngefa s’est attaqué à l’intendance la plus élémentaire — nourrir dignement ceux que la société a enfermés —, posant ainsi l’acte fondateur d’une justice qui cesse d’écraser pour commencer à réparer. À Makala, réformer ne signifie plus empiler des textes, mais remplir des assiettes, et c’est précisément là que l’éloquence des résultats éclipse tous les discours.
Discret dans la méthode, obstiné dans l’action, Guillaume Ngefa force le respect par une efficacité qui ne cherche pas les projecteurs mais qui finit inévitablement par les attirer. Quand des anciens pensionnaires de Makala deviennent, malgré eux, les meilleurs ambassadeurs d’une politique publique, c’est que les actes ont parlé plus fort que toutes les stratégies de communication. C’est toute la différence entre le travail éthique et le bruit de l’écume des choses.
Alors, oui, respect, félicitations et encouragements au Garde des Sceaux Guillaume Ngefa. C’est dans le silence d’une prison où l’on n’entendait plus que les cris de la faim, qu”il est en train d’écrire, avec une détermination têtue, la preuve qu’une justice humanisée n’est pas une utopie — c’est un repas servi à l’heure, un corps restauré, une dignité reconquise et des citoyens rééduqués qui réintègrent la société après avoir purgé leurs peines.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













