Les services de sécurité congolais sont en alerte maximale.
Une jeune femme, connue sous plusieurs identités ; Christy Mampuya, Orely Numba, Rose Olenga, ou encore Cynthia Massibo, est activement recherchée, depuis hier mardi 16 mars 2021, pour son implication présumée dans une tentative ratée d’assassinat du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, survenue au cours de ce mois de mars 2021.
D’après les informations de l’agence congolaise de renseignements, en sigle ANR, cette femme d’environ 25 à 30 ans serait une espionne au service du mouvement rebelle M23, dont les ramifications s’étendent jusqu’au cœur de Kinshasa. Connue pour sa grande mobilité et sa capacité à changer d’identité, elle est soupçonnée d’avoir aidé des opérations secrètes pour déstabiliser les institutions congolaises.
Les renseignements disponibles révèlent que cette femme à multiples identités, qui s’appelle parfois Christy, Orely ou encore Rose avait établi sa base à Rutshuru, dans la cité stratégique de Bunagana, un an avant que celle-ci ne tombe entre les mains du M23. Avant cela, elle aurait séjourné pendant trois mois à Gisenyi, ville rwandaise frontalière de Goma, ce qui renforce les soupçons d’une connexion étroite entre ses activités et les réseaux transfrontaliers du mouvement rebelle.
Les autorités congolaises affirment que plusieurs appels téléphoniques interceptés par les services spécialisés établissent des communications régulières entre cette espionne et des figures majeures du M23, dont le colonel Sultani Makenga et Lawrence Kanyuka.
Malgré les avis de recherche, la jeune femme reste introuvable.
Pire, des images récentes montrent qu’elle aurait pris part, sous une fausse identité, à des conférences internationales où elle se serait présentée comme représentante de la RDC. Vêtue d’un veston beige, elle apparaît au premier rang, entourée de diplomates, ce qui constitue une infiltration d’une extrême gravité.
Les autorités congolaises tirent donc la sonnette d’alarme : la présence d’agents infiltrés du M23 dans les milieux institutionnels ou diplomatiques représente une menace directe contre la souveraineté nationale. En raison de son implication présumée dans une entreprise de haute trahison et de tentative d’assassinat du chef de l’État, cette femme, si arrêtée, risque la peine de mort, selon le code pénal congolais.
La population est appelée à la plus grande vigilance. Toute personne reconnaissant le visage ou les identités utilisées par cette suspecte est priée de contacter immédiatement les services de sécurité.
Bernard Okito













