Envoyé personnel du président Félix Tshisekedi, Aimé Molendo Sakombi n’a pas simplement été reçu à la Cidade Alta : il y a déployé toute l’envergure d’un homme d’État exceptionnel. Face à João Lourenço, c’est un ministre habité par sa mission qui a parlé, alliant l’élégance du diplomate à la précision du technicien, la hauteur de vue du stratège à la chaleur d’un bâtisseur panafricain.
Face au président angolais, il n’a pas seulement négocié un accord : il a écrit l’histoire avec un mélange rare d’autorité tranquille et de vision inspirée, imposant le respect et forçant l’admiration de ses interlocuteurs angolais conquis par sa maîtrise magistrale des enjeux. Un véritable coup de maître diplomatique qui porte, de bout en bout, la signature d’un négociateur d’élite. Le projet qu’il a arraché avec une détermination hors du commun est à son image : colossal, novateur, implacablement structuré.
Ce corridor de 1 450 kilomètres entre Malanje et Fungurume, cette seconde ligne de 2 000 mégawatts jaillie du génie d’Inga, c’est Aimé Molendo Sakombi qui les a pensés, portés, financés dans l’ombre avec une habileté confondante auprès des capitaux américains et européens. Là où d’autres auraient buté sur la complexité, il a tracé une autoroute énergétique à la seule force de son intelligence stratégique et de sa pugnacité légendaire.
Chaque kilovolt de cet accord titanesque est le fruit de sa sueur, de ses nuits de travail acharné, de cette opiniâtreté farouche qui le caractérise et qui transforme les chimères en cathédrales de béton et de cuivre. En scellant ce pacte, Aimé Molendo Sakombi ne s’est pas contenté d’éclairer des foyers ou d’alimenter des mines : il a offert à deux peuples les clés d’une prospérité commune, bâtie sur un socle d’interdépendance choisie. Sa philosophie, c’est celle d’une grandeur partagée, où l’hydroélectricité devient le plus noble des diplomates et le plus puissant des leviers de développement.
Visionnaire magnanime, il laisse une empreinte indélébile sur le continent, redessinant la carte économique de l’Afrique centrale avec l’audace des pionniers et la sagesse de ceux qui écrivent l’histoire sans faire de bruit. La RDC et l’Angola lui doivent une révolution silencieuse mais irréversible, celle d’un avenir où la lumière circule librement entre les nations, portée par l’engagement indéfectible d’un serviteur d’exception.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













