Réunis devant la presse, les candidats recalés ont rendu publique une déclaration lue par . Dans un ton grave et accusateur, ils affirment que la Commission électorale de la FECOFA aurait pris des décisions « sélectives », sans fournir d’explications suffisamment détaillées ni garantir l’égalité de traitement entre les prétendants.
Le climat autour des élections de la devient de plus en plus électrique. Déjà fragilisée depuis plusieurs années par des querelles de gouvernance, des accusations de mauvaise gestion et des tensions internes récurrentes, l’instance dirigeante du football congolais fait aujourd’hui face à une nouvelle vague de contestations. Cette fois, ce sont plusieurs candidats invalidés à l’élection présidentielle qui montent au créneau pour dénoncer ce qu’ils qualifient de processus électoral opaque et discriminatoire.

Pour les contestataires, ces invalidations ne sont pas un simple épisode administratif. Elles traduisent, selon eux, une crise plus profonde qui mine la gouvernance du football congolais. Les candidats dénoncent un système où les règles électorales seraient appliquées de manière variable selon les intérêts en présence, au risque de transformer l’élection en un scrutin verrouillé d’avance.
Dans leur déclaration, ils estiment que plusieurs dossiers ont été écartés dans des conditions floues, sans véritable possibilité de contradiction ni transparence procédurale. Une situation qui, à leurs yeux, porte atteinte aux principes élémentaires de démocratie sportive pourtant défendus dans la pratique.
Derrière cette contestation, les candidats invalidés voient surtout le symptôme d’un football congolais pris en otage par des luttes d’influence permanentes. « Lorsque les règles deviennent floues, la confiance disparaît », résume un proche du collectif.
Cette nouvelle polémique intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la FECOFA. Depuis plusieurs saisons, l’institution traverse des zones de turbulences marquées par des conflits internes, des contestations autour des championnats, des accusations de favoritisme ainsi que des critiques récurrentes sur la gestion administrative et financière du football national.
À chaque cycle électoral, les mêmes accusations ressurgissent : manque de transparence, absence de consensus, conflits de légitimité et méfiance grandissante entre les dirigeants sportifs. Pour plusieurs observateurs, cette répétition des crises finit par affaiblir non seulement l’image de la FECOFA, mais aussi la crédibilité du football congolais sur la scène continentale.
Les candidats invalidés estiment ainsi que ces élections auraient pu représenter une occasion de restaurer la confiance et de tourner la page des tensions passées. Au lieu de cela, disent-ils, le processus actuel risque d’approfondir davantage les fractures déjà existantes.
Face à cette situation, le collectif annonce vouloir utiliser toutes les voies de recours prévues par les textes afin de contester les décisions de la Commission électorale. Les candidats réclament notamment la publication intégrale des motifs d’invalidation ainsi qu’un traitement impartial des recours introduits.
Cette sortie médiatique augmente désormais la pression autour du processus électoral. Car au-delà des candidatures rejetées, c’est toute la crédibilité du scrutin qui se retrouve questionnée. Dans les milieux sportifs congolais, beaucoup redoutent déjà une élection dont les résultats pourraient être contestés avant même le passage aux urnes.
À mesure que l’échéance approche, une interrogation traverse désormais les acteurs du football national : la FECOFA peut-elle encore organiser un scrutin capable de rassembler et de restaurer la confiance, ou assiste-t-on une nouvelle fois à un cycle de divisions appelé à fragiliser davantage l’avenir du football congolais ?
David Ntumba




















