Depuis plusieurs semaines, l’affaire “American Fresh Food” défraie la chronique au sein de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA). Des rumeurs non vérifiées circulent sur de supposées cargaisons alimentaires impropres à la consommation, frauduleusement dédouanées grâce à des complicités internes.
Pourtant, une récente mise au point officielle dénonce une campagne de désinformation orchestrée pour nuire à l’image de l’institution. Selon nos sources, aucun lot contaminé ou interdit n’aurait franchi les frontières sous couvert de ce dossier. Cette manipulation médiatique intervient à un moment clé où la DGDA multiplie les réformes pour moderniser le contrôle aux frontières.
En ciblant un dossier sensible comme “American Fresh Food”, les fausses informations cherchent à discréditer les agents, à semer la méfiance chez les opérateurs économiques et à détourner l’attention de réelles avancées en matière de traçabilité douanière. Derrière cette campagne, certains y voient la main de réseaux informels menacés par la digitalisation croissante des procédures.
Face à cette offensive, la DGDA appelle à la responsabilité collective : vérifier ses sources avant de relayer une information, et faire confiance aux enquêtes internes plutôt qu’aux polémiques virales. L’affaire “American Fresh Food” ne doit pas devenir un prétexte pour fragiliser une administration en pleine mutation. Car au-delà des tweets et des rumeurs, c’est la sécurité sanitaire et la crédibilité du service public douanier qui sont en jeu.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













