Il fallait un homme d’État de la trempe de Guillaume Ngefa pour transformer une rencontre ministérielle en acte fondateur. Ce 21 mai 2026, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la RDC n’a pas traversé le fleuve Congo en simple visiteur : il l’a franchi en bâtisseur. Accueilli à Brazzaville par son homologue Ange Aimé Wilfrid Bininga, dont la réputation d’excellence n’est plus à vanter, le Ministre Ngefa a porté avec une hauteur de vue saisissante l’ambition d’une justice sans frontières.
Sous son impulsion magistrale, les deux géants d’Afrique centrale ont osé regarder en face un accord vieux d’un demi-siècle pour mieux le transcender, démontrant que le courage politique est la première arme contre l’immobilisme juridique. La séance de travail a révélé deux visionnaires en parfaite osmose intellectuelle. Avec une acuité digne des plus grands stratèges, Guillaume Ngefa et Ange Aimé Bininga ont disséqué les métastases de la criminalité moderne — cyberattaques, manipulations par intelligence artificielle, blanchiment transnational — avec une précision chirurgicale.
Le Ministre d’État congolais a impressionné par sa maîtrise vertigineuse des enjeux numériques et sa détermination à armer les magistrats des deux rives contre des adversaires invisibles mais dévastateurs. Face à lui, le Ministre Bininga a fait écho avec une hauteur de conviction égale, scellant une alliance où l’intelligence juridique le dispute à la fraternité d’action. L’entraide judiciaire simplifiée qu’ils appellent de leurs vœux n’est pas une réforme technique : c’est une déclaration de guerre aux forces obscures qui prospèrent sur les lenteurs administratives.
L’annonce d’un protocole additionnel à l’accord de 1978 consacre l’éclatante réussite de cette mission officielle. En posant les fondations d’un instrument juridique fondé sur la souveraineté partagée, la réciprocité exigeante et l’efficacité implacable, Guillaume Ngefa a signé bien plus qu’un partenariat rénové : il a offert à la RDC et au Congo-Brazzaville un bouclier judiciaire taillé pour le siècle.
Ce jour de mai 2026 restera comme celui où deux nations sœurs, galvanisées par la clairvoyance de leurs ministres, ont choisi la coordination implacable plutôt que l’impuissance solitaire. La sous-région tient désormais un modèle, et les citoyens des deux Congo, la promesse que leur sécurité ne sera plus jamais prisonnière des failles que les criminels savaient trop bien exploiter.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













