Une ouvrière agricole pakistanaise a vu son mariage se désagréger sous ses yeux sans en comprendre la cause. L’indifférence de son époux était devenue un mur, son absence une constante, son regard vide lorsqu’il se posait sur elle. Après une enquête digne d’un roman noir rural, la vérité a éclaté, plus absurde et crue que tout ce qu’elle aurait pu imaginer : ses rivales n’étaient ni des collègues ni des voisines, mais les poules de la ferme.
Les volatiles, muettes et sans défense, étaient devenues l’objet exclusif des assauts répétés de cet homme qui, manifestement, avait troqué la couche nuptiale contre la litière. Face à cette découverte, l’épouse a tenté l’impossible. Confrontations, avertissements, menaces : rien n’a percé la carapace d’un mari enfermé dans une zoophilie obsessionnelle. Sourd à la détresse de sa femme comme à la raison la plus élémentaire.
Il a persisté, transformant chaque jour le poulailler en théâtre de ses délires. Désespérée, elle a fini par briser l’omerta et informer le propriétaire des lieux, qui a immédiatement déposé plainte pour les sévices infligés à ses bêtes. La justice, elle, n’a pas gloussé. Verdict : trois ans de prison ferme. Une peine qui claque comme un couperet, renvoyant cet homme à ses chères plumes derrière les barreaux.
On nous serine que le chien est le meilleur ami de l’homme. Mais à voir ce spécimen préférer la basse-cour à la femme qui partageait sa vie, on se dit que la maxime mérite une sérieuse mise à jour. L’animal est vraiment l’ami de l’homme… jusqu’à l’absurde, jusqu’au sordide, jusqu’à la prison.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













