Drame à la Primature : Répression sanglante et tirs à balles réelles sur les agents du Secrétariat général à l’Intérieur
Les agents du Secrétariat Général à l’Intérieur exigent le paiement de leurs primes après des tirs à bout portant. Face à l’altercation avec les agents de la police nationale congolaise douze blessés ont été enregistrés, et le personnel menace d’entamer une grève de la faim illimitée face au silence des autorités.

La trahison des promesses : Des arriérés de primes devenus insupportables
Depuis 2024, les cadres et agents du Secrétariat Général à l’Intérieur réclament l’intégration et le paiement de leur prime spécifique. Après de multiples démarches, le gouvernement avait convenu d’une exécution effective en 2025. À la suite de nombreux reports, d’une paie complémentaire partielle en décembre 2025, et de plusieurs promesses non tenues par le Ministère des Finances et le Ministère du Budget, la situation est restée au point mort. Le Vice-Premier ministre et ministre du Budget à cette époque promis une intégration dans le deuxième trimestre (T2) de 2026. À ce jour, ces engagements n’ont pas été respectés.

Le parcours du combattant : Le mépris des institutions
Face au non-paiement de leurs dus, les agents se sont tournés vers les institutions compétentes. Après des semaines d’attente, une délégation a été reçue le 10 juillet 2026 par le conseiller principal de la Première ministre, cette dernière étant en déplacement. Le conseiller avait alors fixé une nouvelle rencontre pour le 14 juillet. Fuyant ses responsabilités, il a ensuite ordonné aux agents de se présenter un mercredi sans pour autant les recevoir. C’est après l’épuisement de toutes ces voies de dialogue qu’un sit-in illimité a été décrété devant la Primature.
Usage de balles réelles : Une répression aveugle et condamnable

Ce qui devait être une manifestation pacifique a tourné au drame. La Première ministre aurait ordonné aux forces de l’ordre d’interdire l’accès au site, ce qui a entraîné des tirs à bout portant sur les agents. Deux fonctionnaires ont reçu des balles au niveau des pieds, et plusieurs autres, dont un chef de division d’un âge avancé, ont été grièvement blessés et évacués vers des hôpitaux proches. Un tel traitement réservé aux agents d’un ministère régalien chargé de la sécurité est inacceptable et indigne d’un État de droit.
La colère syndicale : Le Secrétariat Général de l’Intérieur dit “Non”
Les cadres du Secrétariat Général de l’Intérieur déplorent profondément cette situation. La fronde est menée par les responsables syndicaux, notamment Pierre Lohata, le vice-président maître Anto Kibombe, Colette Niangi et Belly Lunanga. Ils sont appuyés par le groupe de pression constitué de Bile Katombe Jean-Claude, Bienvenue Lisole, Cedrick Bile, Fanta Mbemba, Odreind Ikoko, Dieudonné Longomba, Marc Mudimbi et Ezéchiel Tendakongo. Ensemble, ils exigent le paiement immédiat du complément 2025 et l’intégration des T1 et T2 de 2026.
Escalade de la tension : Le spectre d’une grève dede la faim imminente
La violence survenue devant l’entrée de la Primature a provoqué un 11 durcissprimatureement drastique du mouvement syndical. Le bilan provisoire fait état de 12 blessés, dont 10 cadres du Ministère de l’Intérieur et 2 policiers. Les syndicalistes, refusant tout recul, ont émis un ultimatum : si leurs revendications ne sont pas satisfaites, c’est l’arrêt total de tous les services qui sera ordonné. Une grève de la faim illimitée est en préparation, les agents jurant de ne s’alimenter qu’à partir du jour où leurs primes spécifiques et leurs arriérés seront intégralement payés.

État de siège administratif : La paralysie des services publics de souveraineté
Cette crise sociale met en lumière les conditions de précarité dans lesquelles vivent les agents du Ministère de l’Intérieur. Face à l’inertie du gouvernement, la situation menace de paralyser un ministère de souveraineté. La détermination des agents est totale, affirmant qu’ils ne reculeront pas, même face à l’usage de la force ou aux menaces, tant que le gouvernement ne se penchera pas sérieusement sur leurs droits salariaux bafoués.
Nico Kassanda





















