Que devient une femme publique lorsqu’elle ose dire non aux compromissions dans un système où tout s’achète ? Elle devient la cible d’une machine à broyer dont les rouages sont huilés par des médias complaisants et des accusations sans fondement. Le contrat avec Royal IHC a reçu toutes les validations requises, le Conseil d’État n’a encore rendu aucun verdict.
Et pourtant, la presse s’est substituée au juge pour livrer Madame Blandine Kawanda Walwom à la vindicte populaire. Accuser sans preuve n’est pas informer, c’est exécuter. Observons d’ailleurs le silence assourdissant qui entoure la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), cosignataire de la gestion de la RACAD. Si détournement il y avait, pourquoi épargner systématiquement l’un des acteurs tout en lapidant l’autre ?
Cette iniquité flagrante révèle la nature véritable de l’opération : il ne s’agit pas de traquer la corruption, mais d’éliminer une dirigeante dont la droiture fait ombrage à ceux qui prospèrent dans l’opacité. On ne lui reproche pas d’avoir volé ; on lui reproche d’avoir empêché les autres de le faire. Ceux-là qui pensent pouvoir assouvir leurs appétits gloutons sur le dos de notre peuple. Au terme de ce triste épisode, une question demeure.
Pourquoi tant de haine contre une gestionnaire qui a préféré perdre son poste plutôt que son âme ? Parce que, dans une république où l’intégrité est une denrée rare, ceux qui la pratiquent deviennent des ennemis publics. Pendant que les fossoyeurs de la vertu se gavent au trésor, Madame Blandine Kawanda Walwom paie le prix fort pour un péché inexpiable : avoir voulu redresser ce qu’ils s’évertuent à piller.
Laissons les tribunaux trancher, mais n’insultons pas l’intelligence du peuple en confondant une réforme nécessaire avec un quelconque forfait.
TM Polymathe / Lobjectif













